La Compagnie de la Mère Folle
(Dijon)
Présente
C'est bien que vous soyez là ce soir
de Gérard François

 
 
 
 
 

Prochaines représentations : le 12 décembre 2005 Dijon (21)

 

-"C'est bien que vous soyez là ce soir 2" de et par Gérard François, une vraie fausse séance diapositives (mars 2004 au Bistrot de la Scène puis dans les appartements de deux particuliers, à Quétigny et à Gissey sur Ouche)

 
 

C'est bien que vous soyez là ce soir 2 "

vraie-fausse séance diapos" de et par Gérard François
sur une idée de Michel Blin
œil aidant : Maïté Pautet

 
 

Présentation simplette

Un écran sur pied. Un projecteur diapos. Un environnement technique ultra minimaliste. Les spectateurs entrent. On leur offre un verre de vin ou une tasse de tisane. C'est comme s'ils venaient chez des amis pour une soirée diapos (sauf que c'est une vraie-fausse soirée diapos). Ils s'installent devant l'écran. Quelqu'un entre, leur raconte des histoires, des vraies et des fausses, au fur et à mesure que les diapos se succèdent.

 
     
 

Présentation culinaire

Le théâtre c’est comme la cuisine : délaissant les recettes éprouvées, on a parfois envie de s’aventurer dans le carrément bizarre, par exemple dans une vraie-fausse séance diapos.
La recette utilisée ?
- prenez une poignée de photos (vieilles de préférence) achetées chez des brocanteurs
- à partir d’un détail, d’un visage, écrivez une petite histoire, salée, sucrée ou aigre-douce
- faites la même chose avec des photos de votre famille (prises si possible entre 1900 et 1950) et retrouvées (si possible au grenier) dans des boîtes à biscuits (si possible un peu rouillées)
- mélangez soigneusement le tout
- organisez une fausse “séance diapositives”
- proposez à chaque convive une tasse de tisane ou un verre d’un petit vin de pays bien gouleyant
- projetez les photos que vous servirez avec les histoires qui vont avec, les vraies et les fausses.

 
     
 

Présentation culturelle

"C'est bien que vous soyez là ce soir 2" tourne autour de trois lieux qui n'existent plus : un immeuble boulevard de Belleville (20°), un immeuble rue de Rambouillet (12°), une cité, la Cité Raynaud (14°). Trois pointes d'un triangle des Bermudes parisien, là où vont se perdre les souvenirs, là où la mémoire fait naufrage. Car le texte prend comme fil d'Ariane, "mon oncle Raoul", qui existe vraiment, s'est fait rattraper par le vieil Alzheimer et ne reconnaît plus que son père et sa mère sur les très vieilles photos.
Les photos avec leur 1/125° de vie capturée. Leur surface plate, comme une porte qu'on pousse et qui ouvre sur des espaces de mémoire : emboîtés, escheriens, peréciens. Le texte comme une plaque photographique. La plaque photographique qui, dit-on, peut saisir les fantômes.
Les fantômes. Ceux que Sarah Winchester, (dont Armand-Fortuné, un arrière petit cousin issu de germain de Marcel un copain de mon oncle Raoul, fut un temps jardinier) essaie d'amadouer en leur construisant pendant 38 ans une maison avec des chambres où ils pourront se reposer. Ceux qui sortent de l'obscurité et vont s'asseoir à une place laissée vide à une grande table rouge, violemment éclairée sur une gigantesque scène de théâtre parisien. Et bien d'autres, bien sûr.
Les lettres. Dont j'ignorais l'existence et que j'ai trouvées dans l'appartement de mon oncle Raoul, il y a quelques mois. Des lettres échangées pendant la guerre entre mon père, ma mère, mon oncle. Echange triangulaire pendant que les deux hommes étaient prisonniers en Allemagne. J'ai inséré quelques extraits de cette correspondance dans le spectacle. Pour qu'il y ait cette rencontre entre leurs histoires et l'Histoire*, la grande, que tous ceux dont je parle ont pris en pleine figure. Là aussi, le manque : d'amour, de nourriture, d'espace. Bien sûr, le spectacle parle aussi de leur vie quotidienne. Et de celle, souvent inventée, de quelques autres, souvent inventés d'après des photos trouvées chez des brocanteurs.
Le temps ? 1900/1950 (environ) avec une incursion chez des bandits de grands chemins en Toscane au 16° siècle. L'espace ? Paris, Saint Soupplets, Sienne.
Le vrai-faux ? Des personnages vrais. Des faux. Des histoires vraies. Des fausses. Et à peu près toutes les combinaisons possibles entre ces quatre éléments. Et l'ambiguïté acteur/personnage/individu… il/je…

 
     
  Pas très sérieux tout ça ? Peut-être. Mais comme disait Luis Buñuel : "Il faut commencer par perdre la mémoire, ne serait-ce que par bribes, pour se rendre compte que cette mémoire est ce qui fait toute notre vie. Sans elle, nous ne sommes rien." D'autant que certaines histoires vraies se sont déroulées dans des lieux, des quartiers, des immeubles qui, rénovation oblige, n'existent plus. Nous serons donc dans la mémoire, pas dans la nostalgie. Car, comme disait mon papa : "Raconte pas ta vie, elle est pleine de trous ! " Gérard FRANÇOIS  
     
 

 

 
 

 
Festival de Théâtre Amateur